Fort orage le lundi 3 juin

Un orage important, d'une durée de près de 2 heures s'est abattu sur le village d'Avernes et les alentours, tôt le matin du 3 juin. Il semblerait que 37 mm d'eau soient tombés au cours de l'orage. Quelques caves ont été inondées, nécessitant parfois l'intervention des pompiers. Mais, dans l'ensemble, le cours d'eau n'a pas atteint le niveau d'alerte.

Plus que la quantité d'eau, ce qui impressionne c'est la quantité de boue. Il s'agit de limons superficiels, c'est à dire de la terre arable, qui est emportée par le ruissellement. Celle-ci se dépose un peu partout, provoquant un envasement du ru et des obstructions partielles des canalisations d'évacuation pluviale. Ce problème ne pourra être résolu que par une refonte du réseau d'évacuation des eaux pluviales, dont les éléments convergent actuellement vers l'Aubette. Il existe de nombreuses solutions de stockage des eaux de pluie en provenance des toits (eaux propres) et des systèmes de décantation peuvent être installés pour l'eau de ruissellement des chaussées.
Présentés souvent comme une fatalité, les phénomènes climatiques incriminés apparaissent comme des risques insurmontables, d'autant que le village est construit au fond d'une vallée.
Pourtant, la comparaison avec l'évènement du 2 décembre 2000, aux effets bien plus dévastateurs, nous permet de tirer quelques enseignements. La quantité d'eau est comparable, mais le 3 juin 2002, le ru n'a pas débordé
rue du ruisseau.

Une rapide inspection des alentours fourni un premier élément. Les parcelles autour de l'exutoire, à la convergence des chemins des eaux venant de Feulardes et de Wy-dit, sont plantées de blé. Aucun ruissellement n'est visible et l'on peu supposé que celles-ci ont considérablement freiné la descente des eaux, empêchant la concentration et entraînant un phénomène d'écrètement de la crue. L'érosion est par contre visible sur les parcelles de maïs et de betteraves.
Sur la photo ci-dessus, on observe l'accumulation de limons et d'eau à la jonction des champs de blé et de betteraves, situées en bordure de la route de Gadancourt à Hazeville, côté Wy-dit, ce qui illustre le propos. La quantité d'eau coulant par dessus la route au niveau du talweg était toujours importante aux alentours de midi (trois heures après que l'orage soit passé). Mais le blé poussant jusqu'à l'entrée du village a eu un effet protecteur.
En conclusion, des simples mesures concernant les modes culturaux peuvent avoir des effets favorables considérables.

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