Il est question d'environnement à Avernes

Dans le dernier bulletin municipal il y a un article sur l'environnement. Malheureusement il s'agit de propos qu'il est de bon ton de tenir sur les déchets dans la nature et l'utilisation des déchetteries. Notre premier adjoint nous fait donc une fois de plus la morale, sans aborder les points noirs, les préoccupations ou la nécessité d'instaurer le comportement éco-citoyen. Y-a-t-il des mesures à prendre ? Des moyens à demander ? Des faits à sanctionner ? Sans aller jusqu'aux prolongements du développement durable ou le changement climatique, les sujets autour de nous abondent et l'on ne pourra faire l'économie d'y réfléchir.

Quelle est la situation ?

Commençons par le meilleur. En empruntant la cavée, au bout du village vers Gadancourt, on se retrouve sur un des meilleurs exemples de chemins creux du secteur. De plus, son sol pavé témoigne de son âge considérable. Ce bout de chemin d'à peine 200-300 mètres, bien entretenu, est un voyage dans un ailleurs intemporel. Arrivé en haut, quelques dizaines de mètres sur la gauche, il est possible de redescendre par le Saugé, avec un large panorama de la plaine et de la butte de la forêt de Galluis. A peu près à mi-hauteur, en regardant vers le village, on a une des meilleurs vue de l'église inscrite dans un écrin de verdure formé par les bois du château. Donc, en quelques dizaines de minutes, sur un parcours que même des enfants peuvent parcourir, des paysages imprenables s'offrent à nos yeux.
Mais le moins bon est omniprésent, à commencer par le cours d'eau. Jamais il n'a été autant envahi par les algues vertes. Ces algues filamenteuses qui poussent sur le lit témoignent d'une pollution par les nitrates et surtout les phosphates; leur croissance incontrôlée fini par étouffer le cours d'eau, supprimant toute forme de vie, si tant est-ce qu'il y en avait auparavant.
A cette pollution d'origine agricole se mêlent quantité de rejets dont il serait bon de chercher à déterminer les sources et les réduire, voire les supprimer. Enfin, le ru sert de collecteur des eaux pluviales, ce qui augmente le risque d'inondation en cas d'orage et constitue un gaspillage de la ressource en eau (nous reviendrons sur ce point prochainement).

L'énorme quantité de matières en suspension, charriée par la pluie (à gauche), est rédibitoire pour les organismes aquatiques dont elle colmate les appareils respiratoires. Que dire en fin du comportement de ce riverain qui a "brûlé" les berges enherbées (à droite) avec du Round-up. Cette pratique est rigoureusement réglementée et soumise à l'autorisation de la DDAF. Outre le préjudice pour la faune aquatique, malgré les assurances du fabricant du produit, les berges se trouvent totalement déstabilisées et tout refuge naturel formé par la végétation, est durablement détruit.
Plus sur l'environnement et les pollutions

Retour