BILAN D’ACTIVITÉS DU PARC NATUREL RÉGIONAL.

 

Voici les grandes lignes du bilan d'activités du Parc naturel régional pour les années 1995-2001, tel qu'il figure dans la plaquette " le Parc, une aventure qui a six ans ".

Pour garder à l'environnement sa qualité et préserver le paysage, 28 chartes paysagères ont été signées, 18 autres sont en cours d'élaboration, et 8 font l'objet d'un accord de principe. Deux points forts : l'extension des haies et le contrôle de l'implantation des antennes de radio-télévision.

Pour protéger les zones humides et leurs espèces végétales spécifiques, des actions ont été entreprises dans le marais de Frocourt (Vallée de l'Epte) et le marais du Rabuais (Vallée du Sausseron), sur environ 100 hectares. D'autre part, 6000 m2 de vergers ont été plantés avec l'aide du Parc. Enfin, les " coteaux et boucles de la Seine " (17 000 hectares, situés en partie dans le Parc) ont été inscrits dans le réseau Natura 2000, qui bénéficie désormais de crédits européens.

Dans le cadre de la politique d'élimination des déchets, le Parc a procédé au recensement des décharges sauvages : 22 d'entre elles ont été éliminées avec l'aide financière du Parc (subventions à 65 %).

L'un des grands problèmes est de préserver les ressources en eau. Dans l'ensemble du Vexin français, la qualité des nappes souterraines est menacée par des infiltrations de nitrates et d'atrazine utilisés massivement par l'agriculture industrielle ; en outre, par suite du déboisement fréquent des hauts de pente, les grandes vallées sont menacées, en cas d'orage, par des coulées de boue issues de plateaux, avec décapage des limons et érosion des sols.

Le Parc naturel régional a mis en place, en partenariat avec l'Agence de l'Eau, un dispositif d'envergure de suivi de la qualité des cours d'eau, qui doit être opérationnel dès 2001. Des conventions d'assistance ont été passées pour les schémas de trois cours d'eau - la Montcient, le Rû des Roys et l'Aubette de Magny - en vue d'aboutir à des contrats de bassin. Une station de mesure de l'érosion des sols a été inaugurée à Courcelles-sur-Viosne.

Pour encourager une agriculture respectueuse de l'environnement, le Parc naturel régional a lancé une grande opération dans la vallée de l'Epte, en partenariat avec l'INRA et la Chambre interdépartementale d'Agriculture : " au cours des trente dernières années, une forte dégradation des milieux naturels a été constatée. La modification des pratiques agricoles et le déclin de l'élevage ont entraîné une fermeture progressive des espaces intermédiaires (pelouses sèches, prairies humides, marais), la disparition de certains biotopes et l'appauvrissement des milieux en raison de pratiques inadaptées ". Le Parc naturel régional a donc proposé, avec l'aide de l'Etat, de l'Europe et de la région, des compensations financières aux exploitants qui s'engagent à maintenir leurs terres en prairies naturelles, à en bannir les pesticides, etc... Dans un premier temps (1996-1998), 31 contrats ont été signés, portant sur 643 hectares ; puis dans un deuxième temps (1998-2001), 29 autres concernant 353 hectares. Enfin, le Parc a aidé deux exploitants à mettre leurs bâtiments aux normes européennes.

Afin de pouvoir gérer le territoire, le Parc s'est doté, en septembre 1998, d'un outil informatique (le SIG) qui intègre tous les facteurs de gestion du territoire, produit des évaluations et des bilans, et fournit des éléments d'aide à la décision.

Pour favoriser l'entrée des jeunes dans la vie active, le Parc a dispensé à dix d'entre eux 400 heures de formation théorique (agent technique d'entretien et de restauration des milieux naturels) : " Ils ont effectué 1000 heures de travaux pratiques sur des chantiers fort divers : ils ont eu à réhabiliter des sentiers de randonnée, à réaliser des plantations, accomplir des opérations de bûcheronnage, utiliser les techniques de végétalisation pour stabiliser les berges et restaurer les milieux naturels sensibles ".

Pour favoriser le développement économique local et la création d'emplois, l'équipe technique du Parc accueille et oriente les porteurs de projets, et leur fournit une documentation spécialisée pour faciliter leurs démarches. Elle a lancé en 1997 une ambitieuse opération de restructuration de l'artisanat et du commerce (ORAC). Au total, sur trois ans, ce sont 104 entreprises qui ont ainsi été aidées. Pour un investissement global de 24 millions et demi de francs, elles ont reçu une aide financière directe de 4,78 millions. Avec quelque 455 emplois créés ou maintenus dans le cadre de l'ORAC, les petites entreprises ont montré leur capacité à assumer la dynamisation sociale du territoire. L'effort a porté tout particulièrement sur le bâtiment et sur l'hôtellerie-restauration.

Pour développer un tourisme de qualité, fondé sur la découverte de la nature et du patrimoine, le Parc dispose de quatre atouts majeurs : la beauté des paysages, la richesse et la variété de ses églises, de ses monuments et de ses maisons, la proximité de l'agglomération parisienne et enfin la présence de pôles forts tels qu’Auvers-sur-Oise, La Roche-Guyon et Vétheuil. En outre, les campagnes du Vexin offrent aux étrangers venus visiter Paris une opportunité de découvrir quelques aspects de la France profonde.

Le gros problème ici est l'insuffisance des infrastructures touristiques. Le Parc doit orienter sa stratégie sur cinq points : maîtrise de la fréquentation touristique, implication des habitants dans les projets, sensibilisation du public au respect de l'environnement, cohérence des projets avec l'économie locale, protection du patrimoine bâti et de l'habitat traditionnel.

Telles sont les tâches à mener à bien dans le court délai (2001-2005) qui reste a courir avant le renouvellement de la création du Parc et la signature d'une nouvelle charte.

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