CONSEIL DÉPARTEMENTAL D'HYGIÈNE Séance du 4 septembre 2003
LOI SUR L'EAU


7- OBJET : S.I.A.A. P. à ACHERES Extension du plan d'épandage des boues d'ACHERES

RAPPORTEUR : M. BRACQUART

PERSONNES ENTENDUES : Mme PEYRE secrétaire de mairie de Le Vauroux, mandatée par le maire
M PRAT SIAAP
M CARLOTTI SEDE
Mme MICHENEAU Adjoint au maire de La Landelle
M PANSE Maire de Rémy
M TERTRE Maire de Boury en Vexin
Mme GOURDIN Maire de Montjavoult

 

OBSERVATIONS :
En réponse à Monsieur BULTEL qui demande comment sont choisies les communes lieu de. l'enquête, Monsieur Bracquart précise que les communes concernées sont celles où une portion du territoire est incluse dans le périmètre d'épandage proposé par le SIAAP.
M Menn fait remarquer que le tonnage épandu est bien inférieur au tonnage autorisé et demande de revoir à la baisse le tonnage autorisé. -
Mme Peyre s'étonne que l'on ne tienne pas compte de l'avis des maires qui majoritairement sont défavorables. Madame Gourdin rejoint sa position.
Monsieur le Secrétaire Général lui explique la procédure de consultation du public, des communes, des administrations, le passage au CDH et enfin la décision finale du préfet. Rien n'est décidé tant que la procédure n'est pas menée à son terme.
Elle ajoute qu'une étude est en cours sur la possibilité d'indemniser les agriculteurs dont les productions ne pourraient être commercialisées, ceci est inquiétant.
Le Maire de Rémy précise que le passage des camions nécessite des renforcements de voiries dans un hameau, 5e ruissellement des eaux est par ailleurs important sur les parcelles où il est prévu d'épandre. Les réponses du commissaire enquêteur ne sont pas satisfaisantes d'après lui.
Les récoltes sur ces parcelles ne peuvent être commercialisées apparemment. M Menn s'étonne que le SIAAP n'intervienne pas au niveau de la Chambre d'Agriculture.
?(illisible sur la photocopie)explique qu'il s'agil de î'application du principe de précaution. Les-légumes provenant de .celles sur lesquelles des boues ont été épandues peuvent se voir refuser la commercialisation. Il est possible quecela soit étendu aux céréales d'où la position de la Chambre d'Agricullure.
M PRAT précise que désormais certains légumiers font machine arrière et demandent le respect d'un cahier des charges sur la composition des boues. Si ce cahier des charges est respecté, les légumes sont acceptés. 11 regrette que les maires ne participent pas à une visite de la Station d'Epuration, ni aux réunions organisées à la DDAF pour la présentation des résultats.
Sortie des industriels et personnes entendues
M Janssens ajoute que l'agrément pour le produit commercialisé par son entreprise comme amendement calcique a nécessité 3 ans de démonstrations de l'intérêt du produit. Qu'en est-il pour les boues ?
M Bracquart répond que les boues urbaines subissent des études similaires et les résultats des premières études ont été jointes au dossier d'enquête relatif aux boues. Aucune ne démontre à ce
jour de manière probante une quelconque incidence due à l'utilisation des boues.
M Menn ajoute que si le tonnage autorisé n'est pas atteint, il n'y a pas lieu de le maintenir à ce niveau. Il vaudrait mieux le fixer au tonnage réellement épandu.


AVIS PU CONSEIL DEPARTEMENTAL D'HYGIENE
Avis défavorable au projet d'arrêté préfectoral proposé (7 contre, 5 pour, 3 abstentions).

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