Soirée-débat avec comme thème : "le sol cet inconnu"

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'invitation pour participer à la première soirée-débat de l'association Avernes-Environnement. La soirée a débuté par une introduction de Y. Remvikos sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les agriculteurs, garants de la préservation des paysages du Vexin et les habitants qui ne demandent qu'à comprendre les enjeux pour l'avenir. Ensuite M. Calame a fait un exposé général sur les sols. Des débuts de la pédologie (science des sols) du 19ème siècle à nos jours il a expliqué la naissance de ce que l'on appelle communément le sol, support de toute végétation, ainsi que son cycle de vie. Il a insisté sur des aspects bien souvent ignorés du grand public, en particulier ses constituants essentiels et les équilibres fragiles qui peuvent à tout moment être rompus et conduire à l'appauvrissement, voire à la "mort" d'un sol. Les effets de la disparition de l'élevage, avec comme conséquence la perte d'un des apports essentiel en matière organique, le manque de stratégie par rapport à la préservation du capital sol, au profit de la seul productivité ont été abordés. Il a conclu en faisant une brève présentation des principes qui ont été adoptés dans l'exploitation de la ferme de la Bergerie de Chaussy : réintroduction de l'élevage, recréation de pâtures sur le haut des versants, bandes enherbées pour favoriser l'absorption de l'eau et éviter le ruissellement. Evidemment, il a préciser que l'expérience de la Bergerie ne pouvait se concevoir que comme expérimentale car elle n'est pas soumise aux contraintes du marché. La présence d'agriculteurs, ainsi que du Président de la Chambre Interdépartementale d'Agriculture, M. Radet, a permis de bons échanges entre le public et les professionnels. Les motifs du déclin de l'agriculture, les incohérences des politiques de soutien, le manque d'information des citoyens ont parmi d'autres sujets alimentés le débat. La séance a été levée vers 22h30 avec la promesse de reconduire cette formule qui a semblé satisfaire l'ensemble des participants. Le mot de la fin est revenu à Jean-Jacques Guillambert, secrétaire général des Amis du Vexin français, sous forme d'interrogation : "est-ce que finalement les agriculteurs ne recevront pas un jour la mission de la part de la société d'entretenir les paysages, y compris en dehors de toute production?"

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