FERTISOL - la lombriculture de Cléry-en-Vexin

 

Sauver la petite ferme familiale, le but que s'est fixé Bernard Chevalier, ingénieur de travaux à la Direction Départementale de l'Equipement, était loin d'être simple. L'achat des vers pour la mise en place des premiers rangs de lombriculture sur du fumier bovin nécessitait de trouver des capitaux. Quelle banque accepterait de prêter des fonds sur une activité "farfelue" ? Surtout pas le Crédit Agricole.

Et puis, il ne s'agit pas seulement de produire le lombricompost, il faut aussi le commercialiser. Après des mois de ventes du weekend sur des stands proposés dans des jardineries, le déclic est arrivé suite à une demande de la ville d'Asnière. Les service municipaux, malgré tous leurs efforts n'arrivaient pas à obtenir des bacs et parterre fleuris de qualité. Se fut donc la première commande de plus de 10 tonnes d'un coup. Le résultat fut plus que probant et l'expérience a été renouvelée. Par la suite le bouche à oreille a largement participé au succès de l'entreprise.

Aujourd'hui, le produit se vend bien, même à l'export. De plus le procédé a été implanté dans de multiples autres sites. Ceci permet à la petite ferme de 50 hectares de polyculture et l'élevage des quelques vaches de subsister.

Quelques éléments techniques

Le fumier est disposé en rangs (voir photo du haut), en présence d'une quantité calculée de lombrics. Ceux-ci digèrent la matière organique, leurs excréments constituant des composés facilement assimilables par les plantes. Après la première phase de maturation en rang, le produit est prélevé et étalé sur un sol dur, sous abri. A ce stade les lombrics sont toujours présents tant que subsiste pour eux de la nourriture. S'ensuit une phase de séchage pour obtenir le produit fini qui peut alors être mis en sac.

 

 

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