L'environnement, un sujet sensible

Véritables anges gardiens du Parc naturel régional du Vexin français, les écogardes, en nombre de quatre, ont trois missions à remplir : la surveillance, les interventioàns sur le terrain et la sensibilisation à l'environnement auprès du public.

 

Vendredi (5 avril), la salle communale de Frémainville recevair Catherine Balleux, Ecogarde de son état pour une conférence débat sur le Parc naturel régional du vexin français. Une trentaine de personnes avaient fait le déplacement et ont écouté la présentation de cette "médiatrice entre les communes et les chargés de mission du Parc", comme elle le dit elle-même.
Après avoir rappelé brièvement ce qu'était le PNR du vexin français, "crée en mars 1995, à cheval sur deux départements : les Yvelines et le Val d'Oise, il comprend 94 communes et s'étend sur 66 000 hectares.

Catherine Balleux a souligné le rôle joué par le parc : "le parc doit sauvegarder et entretenir les espaces naturels, gérer les milieus sensibles. Il a aussi en charge la réhabilitation du patrimoine bâti et doit mettre en valeur le patrimoine culturel. Enfin, le Parc se bat pour maintenir le commerce et l'artisanat, animer la vie locale, développer le tourisme vert etculturel et les structures d'accueil et d'hébergement.

Trois objectifs, Trois missions

Les écogardes, au nombre de quatre, doivent veiller à la préservation de l'environnement sur le PNR et ont pour cela trois objectifs, trois missions principales. "Nous avons tout d'abord en charge la surveillance et la préservation de l'escpace naturel", débute-t-elle. Une première mission somme toute titanesque vu l'ampleur du territoire. "On sillone le parc, à pied, à vélo ou en voiture, toujours par deux pour des raisons de sécurité et l'on repère et signale aux mairies concernéestoutes les atteintes portées à l'environnement, que ce soit sur le sol ou les cours d'eau", explique catherine Balleux. Dans ce problème de repèrage et signalisation, le plus gros souci des écogardes est sans nul doute les décharges sauvages. Malgré leur célérité et l'action menée, elles se renouvellent sans cesse. Autre gros point de leur mission de surveillance, les cours d'eau. Chaque semaine des prélèvements sont faits dans les sept rivières qui traversent ou bordent le Parc. La préservation de la flore, son inventaire, ainsi que la préservation des chemeins de randonnée sont partie intégrante de cette première mission. La seconde consiste à intervenir sur le terrain. Suivre l'évolution des sites réaménagés par le Parc. "Nous avons suivi pendant six mois les travaux du gazoduc, en rencontrant régulièrement les chefs de chantiers et en essayant de faire prendre conscience qu'ils traversaient un site protégé". Troisième mission, mais non moins importante, la sensibilisation à l'environnement du public sur le terrain et, actions spécifiques auprès des scolaires. C'est cette mission qu'a brillament remplie vendredi dernier Catherine Balleux au cours de cette conférence débat 'Vivre le PNR", initiée par l'association "Avernes Environnement", présidé par J.P. Huguier.
La parole est ensuite donnée au public et si "l'environnement", comme le rappelait Yorghos Remvikos, "souciait beaucoup moins les personnes il y a quelques années, à la création de l'association, aujourd'hui il n'en est plus de même, et c'est aussi pour cela qu'Avernes environnement a pris tant d'ampleur". En effet, les premières questions et portent sur les décharges sauvages. "Nous sommes conscients du problème que posent les décharges. rien que l'année dernière, nous avons fait enlever près de 3000 pneus. nous ramassons aussi régulièrement des piles, des batteries, des bidonsd'huile. C'est avant tout et surtout un problème de citoyenneté et de respect de l'individu pour l'environnement", conlut l'agent de terrain du Parc.
C'est en effet là que le bas blesse : le respect de la nature et des autres. Il est bien sûr impossible de surveiller jour et nuit chaque point stratégique. Les malveillants le savent bien. alors la solution n'est-ellepas dans la repression plutôt que la communication. il faudrait peut être prendre l'exemple sur nos voisins canadiens qui interdisent la cigarette dans le métro et sanctionnent sévèrement, avec une amende de près de 800 dollars canadiens, les contrevenants. Si un puis deux, puis trois individus se faisaient prendre en train de décharger gravats ou autres déchets dans la nature. Si ces mêmes personnes prenaient des amendes plus que conséquentes, il se pourrait, peut-être que ces précédents fassent peur et que les monceaux de gravats, de pneus usagés, de frigidaires ou gazinières rouillés qui souillent parcs et forêts ne deviennent plus qu'un lointain souvenir. Mais ce n'est sans doute là que pure utopie.

Jean-Christophe Daviot - La Gazette du Val d'Oise du 10 avril 2002