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DIRAP

Défense des Intérêts des Riverains de l’Aérodrome de Pontoise-Cormeilles en Vexin

Association 1901 enregistrée en sous- préfecture de Pontoise n°10231 Siège social : Mairie 95810 Epiais Rhus

Adresse postale : DIRAP 51 av des Murgers 95640 Marines

Site : http: //ufcna .com/dirap/- e-mail :dirap@ufcna.com

M Lebrun

51 av des Murgers l

95640 Marines

01.30.39.63.53

alain.lebrung@wanadoo.fr le 17 octobre 01

Dossier de Presse

La Commission Consultative de l’Environnement du 18 septembre a clairement montré que les 2/3 de l’assemblée refusait l’implantation de cette nouvelle compagnie. C’est un avis dont devrait tenir compte la Chambre de commerce et d’industrie qui raisonne davantage en terme d’image pour la région qu’à partir d’un chiffrage sérieux des retombées en matière économique.

De plus en plus les projets réalisés de façon autoritaire , sans l’assentiment de la population (qui paie toujours les pots cassés), sont voués à un échec programmé.

Toujours à propos d’image, cynique celle là, nous vous recommandons la lecture de la revue Contact Entreprises dont la couverture montre deux avions bi-moteurs survolant de concert une carte de la région intitulée " Parc Naturel du Vexin ".

On y apprend également qu’une navette sera mise en service entre la porte Dauphine et l’aérodrome de Cormeilles.

Pourquoi ? il n’y a pas un potentiel de 18 clients par jour dans la région ? La région à développer c’est le 75 ou le 95 ?

Nous sommes bien entendu curieux de savoir qui paie cette ligne de bus? ce service est il compris dans le billet d’avion ou bien est ce de l’argent public détourné pour favoriser une société privée?

La Dirap continue de penser que ces deux rotations quotidiennes ne vont pas changer grand chose à l’économie du Val d’Oise, c’est un leurre, compte tenu des chiffres de la DGAC (600 emplois créés par million de passagers transportés), il faudrait beaucoup plus d’avions pour crédibiliser les propos de la Chambre de commerce et d’industrie .

D’ailleurs voici un extrait d’un article signé par le futur exploitant de la ligne , tiré de la revue Contact Entreprises qui conforte notre position . 

" Proche d’une ville de 3500 entreprises et de 180.000 habitants, on peut supposer que les lignes d’affaires se développeront dans les années qui viennent, et qu’il faudra être vigilant quant aux nuisances sonores. La pression d’un lobbying associatif est-il assez puissant pour aller à l’encontre du développement économique ? ".

Depuis le douzième siècle , les habitants participent à la vie économique locale, (l’aérodrome, lui est déficitaire de longue date et sous assistanat permanent), ils n’ont pas l’intention d’aller vivre dans le Larzac comme le préconise l’auteur du même article.

On rappelle que nos adhérents travaillent dans des entreprises, contribuent à leur prospérité et souhaitent un développement économique durable pour leur région mais pas par le biais d’activités qui entraînent une augmentation de la pollution sonore et chimique, et la dépréciation de leur patrimoine.

Est ce que l’on souhaite opter pour l’image, celle d’une minorité de privilégiés qui fait du vol anarchique de loisir dans l’aviation légère ou du vol d’affaire dans ces jets alors que Roissy et l’Eurostar sont à moins d’une heure, ou bien est ce que l’on privilégie la réalité de la vie quotidienne de la population qui est bien différente. En effet bon nombre d’habitants dépensent leur énergie à retaper leur maison, ont contracté un crédit sur vingt ans et sont de moins en moins certains de pouvoir profiter de leur bien et de le transmettre dans de bonnes conditions à leurs enfants.Ca c’est chiffrable , où est le gain et où est la faillite sur le plan économique ?

Si les promesses d’ADP de ne pas développer de nouvelles lignes ne devaient pas être tenues et que l’on doive continuer à vivre avec la menace de voir décoller des jets et des turbo réacteurs toutes les cinq minutes, alors la Dirap partirait en croisade pour réclamer la fermeture pure et simple de cette plate-forme.

Nous aurons à cœur lors d’une prochaine réunion avec le sous-préfet de nous faire préciser la définition des vols sanitaires de nuit, s’agit il du rapatriement de blessés ou bien celui de gens sans papiers.

Par ailleurs, la Dirap lancera prochainement un sondage auprès des 20.000 riverains et des 3500 entreprises locales pour évaluer le souhait de conserver cet aérodrome ou d’aménager ces 200 hectares au travers d’un projet esthétique, durablement rentable pour la région et non nuisant à la porte de notre Parc Naturel Régional du Vexin.

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