Les Européens et les biotechnologies (extraits du dernier eurobaromètre 2003)


Ce document a pour but de présenter les principaux résultats de l’enquête auprès d’environ 16500 volontaires répartis dans les 15 pays membres de l’Union Européenne.
Les européens n’apparaissent pas comme technophobes. Ils se montrent optimistes quant à l’impact positif des télécommunications, des ordinateurs, des téléphones portables ou d’Internet dans les 20 prochaines années.
La proportion d’optimistes montre une tendance favorable dans les années récentes (1999-2002), mais 25% n’expriment toujours pas d’opinion. Comme le montre la figure 3, les jugements sont très différents en fonction de l’application des biotechnologies. Les usages médicaux sont perçus très favorablement : tests pour les maladies génétiques, utilisation thérapeutiques de cellules et tissus humains clonés, enzymes modifiées génétiquement comme détergents, etc. A l’inverse, les aliments génétiquement modifiés ont une image très négative. Entre les deux, les cultures d’espèces transgéniques bénéficient d’une appréciation globalement favorable. Même si l’accueil peut être qualifié de tiède, il masque de grandes disparités entre des pays clairement favorables comme la Grande Bretagne et l’Allemagne et ceux qui ont appelé pour l’extension du moratoire concernant la culture et la commercialisation des OGM cultivés (France, Italie, Grèce…).
La principale explication de l’attitude en faveur de la culture des OGM, concerne l’impression que cette pratique entraînera une diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires. Cette impression semble aussi prévaloir au Parlement européen, où le vote récent d’un amendement ne réjouit pas les défenseurs de l’environnement.

 

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Communiqué du MDRGF