Sortie naturaliste de l'Union des Amis du Parc Naturel Régional du Vexin français

La visite de la bergerie, ferme biologique du domaine de Villarceaux

Malgré le fait qu'il s'agissait pour moi de la troisième visite au domaine et bien qu'ayant passé déjà des heures à discuter avec Mathieu Calame, co-gérant de l'exploitation, je ne suis surpris à écouter avec autant d'attention et d'intérêt que la première fois.

L'exposé de Mathieu était comme toujours captivant, avec une foule de détails à la fois historiques et socioéconomiques, permettant de mieux situer les enjeux et l'avenir de l'agriculture. Le passage de l'agriculture traditionnelle, "productiviste", vers une certaine approche biologique a été expliquée dans tous ces détails. L'intérêt de l'abandon du tout chimique, par rapport notamment à la gestion des ressources naturelles ou énergétiques ne peut laisser indifférent. De même que les raisons du choix de la réintroduction de l'élevage, par rapport à la gestion globale d'un grand domaine : pâtures sur les ruptures de pente, production de matières organiques pour les sols, me sont apparus comme limpides.

Après la visite des nouvelles installations de stabulation, de taille imposante, le groupe a emprunté les chemins boueux à travers le domaine. Nous avons pu contempler le troupeaux de vaches de Salers, variété choisie à dessein, puis plus loin dans un champ en contre bas, les taureaux.

C'est dans ce paysage évoquant plus les alpages qu'un plateau céréalier, que l'on se rend compte de notre chance d'habiter ce Vexin aux charmes multiples.

Il est bien difficile en quelques lignes de résumer l'ensemble des activités de la Bergerie, dans l'agriculture, l'élevage mais aussi l'action citoyenne (jumellage avec un quartier de l'Ile saint-Denis, chantiers d'insertion pendant l'été).

De plus, la volonté d'application de principes originaux dans des domaines aussi divers que la chasse, le golf ou la biodiversité, mériteraient des pages et des pages. Nous y reviendrons.

 

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