Déchets et environnement : après-midi organisée en coopération avec les Amis de Champagne
L'exposition
du Conseil Général sur les déchets était complétée
par une présentation générale sous forme de cassette vidéo.
Quelques chiffres à retenir :
Mais à partir de fin 2002, seuls les déchets ultimes, non valorisables, pourront être entreposés dans des centres d'enfouissement technique. A noter aussi que la moitié des incinérateurs en fonctionnement ne sont pas aux normes. La conséquence est une pollution, rejetée dans les gaz brûlés, qui peut se répandre très loin.
En suite Sarah Thorin, chargé de mission au SMIRTOM a présenté le bilan du tri sélectif sur le Vexin. De nombreuses questions ont été posées sur les filières de tri et de récupération, la valorisation des déchets et les perspectives d'avenir. Nous avons retenu que l'objectif qui était de faire baisser le volume des déchets ordinaire de 30% a été atteint. Ceci s'est soldé par une baisse de la contribution des communes adhérentes au syndicat qui passera cette année à 300 F au lieu des 332 de l'exercice précédent. Cependant, compte tenu du fait que le verre était déjà entreposé dans les containers spéciaux, la baisse est due essentiellement au tri des journaux et prospectus. Une amélioration possible pourrait être apportée par la récupération de certains déchets alimentaires, transformés en compost par nos soins. Ceci fera l'objet d'une prochaine communication du SMIRTOM.
Le sujet de l'enquête publique concernant l'épandage des boues d'Achères a par la suite suscité un vif débat. A noter les contributions de Philippe Pellé, agriculteur, qui a insisté sur le très faible pourcentage d'agriculteurs du Vexin (environ 2%) acceptant ces boues et de Jean-Jacques Guillambert, secrétaire général des Amis du Vexin qui, cartes à l'appui, a démontré le risque de pollution de la source de Berval, compte tenu de la localisation des terrains susceptibles de recevoir les boues. Tous les participants se sont retrouvés sur la position de refus de l'utilité publique pour la valorisation agricole de boues fortement polluées en métaux lourds.

Pour
la dernière partie de l'après-midi, Georges Toutain, ingénieur
agronome a pris la parole pour présenter son livre
et nous raconter son expérience de lutte pour la sauvegarde de palmeraies
en Algérie et au Maroc contre des fléaux comme les sauterelles
ou la fusariose (un champignon). L'accent a été mis sur l'importance
des techniques traditionnelles de sélection de variétés
résistantes, les risques de très fort déséquilibre
introduits par les produits chimiques, ou encore l'aberration que constituent
les OGM, par rapport à la dérive dans l'utilisation de produits
chimiques ou vis à vis de la biodiversité. L'absence d'innocuité,
voire l'extrême dangerosité de l'ensemble des phytosanitaires,
pour l'agriculteur utilisateur mais aussi pour les sols à long terme
ont été illustrés par des exemples. Georges Toutain propose
une journée portes ouvertes de son exploitation en arboriculture biologique
le 19 mai prochain. Nous aurons l'occasion de le signaler dans les prochaines
sorties.